06.08.2008

Force 8

 

Tout comme auparavant "HK" me faisait plus penser à "Hypokhâgne" qu'à "Hong Kong" ; "Force 8" évoquait plutôt chez moi la marque de cahier éponyme que la possibilité de rester au lit le mercredi matin...

 

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 A Hong Kong, lorsqu'un typhon force 8 est attendu, personne ne va travailler !

(Du coup, moi non plus...) (*)

 

J'avais bien entendu quelques bourrasques et une pluie battante contre mes carreaux cette nuit, mais je n'imaginais tout de même pas qu'en me réveillant ce matin, on allait m'expliquer que NON par typhon force 8, on ne va pas au bureau, et que OUI tout le monde reste chez soi.

Pour les enfants, ça doit étre formidable d'aller à l'école ici, on doit avoir l'impression d'être sauvé des contrôles de maths par les forces de la nature ! J'aurais adoré que cela m'arrive à Paris : "Ah non, il pleut, et il y a des vents de 63km/h, tu dois rester à la maison, c'est trop dangereux d'aller à l'école ce matin".

 

D'ailleurs, peut-être pourrait-on tenter d'exporter le concept ? Dans le fond, la culture du typhon est une culture - qui par ses résultats - n'est pas tant éloigné de celle de la grève. Et elle présente l'avantage phénoménal de ne pas faire passer son pays pour un pays de flemmards, mais pour un pays de personnes responsables.

 

Ouh lala, je fais une petite parenthèse, car l'échaffaudage en bambous que j'aperçois de ma fenêtre tient encore bon, mais je ne sais pas trop pour combien de temps...

 

 

(*) Cette petite matinée dans mon lit va me donner enfin l'occasion d'écrire un peu : ça commençait un peu à être "Waterloo morne plaine" par ici... Je vais donc tenter de rattraper discrètement le temps perdu...

 

04.08.2008

J'ai Craqué

 

Suite de l'épisode du 29 juillet

 

Voilà. J'ai craqué.

 

J'ai résisté toute la semaine dernière. J'ai même laissé passer le week-end la mort dans l'âme, me disant que si elles étaient encore là en début de semaine, c'était un signe du destin.

 

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Clin d'oeil de la providence, lundi, elles paradaient toujours en vitrine.

 

03.08.2008

Cantonais



Toutes ces années de chinois pour en arriver là...

 

Il est bien difficile de se faire comprendre en utilisant le mandarin ici, et j'en ai encore fait les frais.

 

320Heineken.jpgAu restaurant, je demande bien aimablement au serveur cinq tasses pour notre thé. Il est revenu avec une bouteille de Heineken.

J'ai failli pleurer.

 

31.07.2008

Inégalités



Pendant que certains travaillent dur (comme moi par exemple...)

 

D'autres ont la belle vie :

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Oui, il s'agit bien du Premier ministre Wen Jiabao.

30.07.2008

The Roof is on fire

 

L'alerte incendie à la mode hongkongaise.

 

Ils sont un peu farceurs ici. Pour les entrainements aux alertes incendie, ils veulent de vraies mises en situation. Participer à un exercice de ce type à une heure normale n'a aucun intérêt. Après tout, c'est vrai qu'un feu a toutes les chances de se déclarer au beau milieu de la nuit.

 

Cela doit être pour cette raison que ce matin, je n'ai pas réussi à éteindre mon réveil. Et puis, il faisait encore bien sombre dehors...

 

A 5h30, sursaut : dans les tympans, une alarme stridente et oppressante. Je téléphone à la réception pour comprendre ce qu'il se passe, le concierge semblait un peu stressé, il n'arrivait pas à aligner deux mots, et mes capacités linguistiques de si bon matin n'étaient que très moyennement au rendez-vous, le seul mot que j'enregistre est 安全 "Anquan", c'est-à-dire "sécurité". Mais alors, pas moyen de savoir si c'était "sécurité" pour dire "exercice de sécurité", ou "sécurité" pour "par sécurité, il faut immédiatement évacuer". Après une petite seconde de reflexion, je me suis dit que, dans le doute, peut-être fallait-il mieux sortir de mon lit et descendre...

 

IMGP7154.JPGAux pays des tours de 3000 étages, les ascenseurs font l'objet d'une vive passion, et les escaliers sont en général peu fréquentés : étroits et glauques, dépourvu de climatisation et parfumés au moisi, ils sont fort agréables. Je me retrouvais donc là dedans, à moitié habillée au beau milieu de la nuit...

 

 Je ne comprenais franchement pas bien si je dormais encore, ou si j'étais bien réveillée. L'ambiance était d'autant plus irréelle que j'étais SEULE, comme si personne n'avait entendu l'alerte, qui me hurlait pourtant dans les oreilles. Après un petit détour par les couloirs de la cave, je me retrouve enfin dans le cour, dehors, mais derrière une grille. Je pouvais voir les pompiers s'activer dans la rue, mais eux visiblement ne me voyait pas. C'était une sensation très étrange.

 

Pourtant encore à moitié endormie, j'ai réussi à  fournir une reflexion des plus poussées : "Tiens, les pompiers ici aussi sont mignons, mais ils sont plus petits que les pompiers français".

 

Après cet effort intellectuel fort vif,  je suis repartie me coucher, savourant le calme enfin retrouvé.

 

 

 

 

29.07.2008

Vade Retro Christian Louboutin

 

Les tentations auxquelles nous ne succombons pas nous rendent plus forts

 

 

IMGP7150.JPGJ'ai dû lutter de toutes mes forces et avec toute ma conscience. Aujourd'hui, j'ai reçu mon premier salaire en Hong Kong dollars, un chèque à déposer à la banque pour obtenir du cash.

Mon portefeuille étant devenu un lieu de réserve naturelle pour les billets de 100$ (=10 euros) en voie d'extinction, une fois de plus, c'est Maggie (celle du visa...) qui est venue me sauver de la menace qui pesait sur moi pour les jours à venir : les nouilles instantanées.

Toute contente, je cours à la banque la plus proche, située à l'autre bout du centre commercial au dessus duquel les bureaux du cabinet sont installés. L'aller m'a pris 3 minutes. Le retour 30.

C'est un peu comme un bateau qui navigue à vive allure quand il suit le courant, et qui à contre courant se retrouve retardé. Autant dire que les Alyzés du shopping étaient contre moi. Cette traversée fut un vrai supplice. Les soldes étaient enfin à portée de portefeuille.

 

Mais, bravant la tempête et l'appel des sirènes, j'ai tenu bon. Mon petit pactole n'a finalement pas rencontré de vilain iceberg.

 

28.07.2008

Docteur Love



Est-ce qu'il y a marqué psy sur la porte de mon bureau ?

 

Après le rush de la semaine dernière, ce lundi s'annonce plutôt calme, N***, mon collègue de 26 ans préféré n'a pas de boulot pour moi, car il n'en a pas lui même à faire (à croire que le lundi ici, c'est toujours un peu mort, mais alors après qu'est ce que ça dégringole !).

 

Alors plutôt que de me laisser battre tranquillement mon record sur Traveler IQ challenge, il est venu me demander mon avis de fille, sur une question concernant une fille (aïe, ça sentait le grand débat métaphysique à mener en anglais...).

- "A ton avis, elle pense quoi de moi ?" "En fait, je ne sais pas quoi faire."

- "Bon, ça fait 10 fois que tu l'invites à dîner, tu ne sais toujours pas si tu veux qu'elle soit ta copine, es-tu sûr qu'elle te plait?"

- "Tu sais, nous les Chinois, on a besoin de temps..."

 

Aïe. A ce train là, il y en a un qui va squatter mon bureau très régulièrement.

 

27.07.2008

Jeanne et Serge

 

Si un jour on m'avait dit que les cours de Volley du lycée me serviraient un jour ...

 

Eh bien oui, grâce à eux, je n'ai pas perdu mon après-midi.

En fin de journée, je me suis dit qu'en dépit de ma jonque de la veille, je risquais de ne pas avoir un ratio de plage suffisant pour le week-end. Me voilà donc partie en expédition pour Shek'O : tout en restant sur l'île de Hong Kong, je ne pouvais pas trouver plus loin : 15min de marche + 30min de métro + 25 minutes de bus ont été nécessaire pour y accéder.

Si loin de tout, je m'imaginais une plage à peine plus fréquentée que celle d'hier : grossière erreur.

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Evidement, c'est toujours dans ces moments là que la batterie de portable lâche. Et comment trouver mes amis maintenant ?

 

Comme une âme en peine, j'ai commencé à errer sur la plage, en me disant que je tomberais peut-être sur eux, par hasard. Ben voyons.

C'est alors qu'un petit groupe de djeun's-cool Hongkongais en pleine partie de volley a commencé à me parler : "Arrête de chercher des amis, viens jouer avec nous !"

Après tout, c'était l'occasion de voir si j'étais toujours capable de faire une "manchette" ou une passe sans me faire une entorse de l'annulaire.

Mmes Durieux et Necker (prof d'EPS), m'ont ainsi permis de socialiser joyeusement. A la fin de notre partie, j'ai dû consoler une fille du groupe : elle avait perdu deux faux ongles strassés pendant cette folle partie.

 

Attention, le volley, c'est dangereux.

26.07.2008

Jet-ski

 

De l'art de s'inscruster sur le Jet-ski de son voisin.

 

1) Avoir un plan jonque en cours, avec la jonque en question amarrée dans une petite crique tranquille.

 

2) Attendre qu'un yacht doté de l'objet désiré viennent jeter l'ancre à côté de votre jonque.

 

3) Emettre le vif souhait de faire un tour de Jet-ski auprès de vos amis, afin que ceux-ci vous charrient au point de vous fournir un alibi solide pour votre mission.

 

4) Mandaté par vos petits camarades pour aller discuter avec les propriétaires du Jet-ski, adopter un crawl rapide - mais distingué - tout en vous approchant l'air de rien...

 

5) Commencer joyeusement à discuter de la pluie de ces 15 derniers jours, et du temps magnifique de ce samedi, en attendant que votre interlocuteur vous demande votre nationalité.

 

6) Plaisanter avec lui en lui demandant de deviner, et en principe, il rigole, et dit "Ca vous dit d'essayer le Jet-ski?"

 

7) Monter sur la bécane et faites un grand sourire narquois à vos amis restés sur le bateau qui n'en croient pas leurs yeux...

 

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Ca y est vous avez squatté pendant dix minutes le Jet-ski d'un millionaire hongkongais en gogette.

La Croisière s'amuse

 

26e inscrite sur une liste "Jonque" initialement prévue pour 25 (ouhhhhh l'incruste !), je savais que si chaque participant se présentait à l'heure du départ, je devrais renoncer à la journée sur le bateau et me résigner à aller à la plage. Il y avait un risque que je reste sur le quai, et très stoïquement, j'avais accepté cet état de fait sans broncher. C'est que je ne savais pas encore ce que "Plan Jonque" pouvait bien signifier...

Eh bien si j'avais su, pour rien au monde, je n'aurais voulu, ni même seulement envisagé, laisser ma place à quelqu'un d'autre : premier arrivé, premier servi !!

 

 De jeunes Français à Hong Kong

J'attendais donc le bateau avec une bande de 25 jeunes, dont 21 jamais vu : qu'importe, c'était l'occasion de découvrir un peu qui étaient ces jeunes Français, venus comme moi taquiner l'épine dorsale du dragon (amis de la métaphore, bonjour).

Certains ont grandi à Hong Kong, et ne se voient pas vivre ailleurs (et à la fin de la journée, on comprend un peu pourquoi...), d'autres sont là pour une première expérience à forte valeur ajoutée.

 Si quelques uns ont trouvé leur vocation dans le commerce (de vins notamment) ou dans l'organisation de voyages, la plupart travaillent dans la finance, et l'un d'entre eux a même comme passe-temps (entre deux calls et trois puts) d'aller mixer le samedi soir dans les clubs les plus hype de Hong Kong. La French Touch, ça marche ici : on apprécie bien les DJ frenchies. Une jeune architecte, quant à elle, dessinera ses premières créations à Hong Kong : "Ici, je peux faire tout ce que je veux, si je veux dessiner des tours, je dessine des tours, si je veux faire des musées, je fais des musées". A l'exception de ceux venu en vacances pour quelques jours, aucun  de ces jeunes actifs ne semblait penser à rentrer en France sous peu.

 

 Sous les buildings, la plage

 Revenons-en donc à mon problème n°1 du moment : allais-je embarquer ?

Un des joyeux participants ne s'étant pas réveillé pour cause de cuite de la veille, la Jonque est partie sans lui, et donc avec moi à bord ! J'allais me plonger dans un autre versant de la vie hongkongaise. Le versant que l'on ne perçoit pas de sa tour en verre où l'on travaille toute la semaine : de ma fenêtre, j'ai une vue magnifique sur la Baie de Hong Kong, c'est très joli, mais c'est pas les Caraïbes non plus. Et pourtant, si près, plages de sable blanc, et eau turquoise (sans centrale à proximité... cf. Lamma island, la semaine dernière) .

Après 2h30 de trajet passé à bronzer sur le pont (bon, ok, j'avoue, à m'appliquer de la crème indice 50 pour ne pas ressembler à un piment du Sichuan à la fin de la journée), nous sommes arrivés dans une charmante crique, si loin, et  pourtant si près en même temps de la frénésie de la notre chère métropole. Les photos parlent d'elles-mêmes, on appréciera notamment le contraste buildings vs. bikinis.

 

 

Qu'importe d'avoir seulement 12 jours de vacances par an, lorsque les week-ends ressemblent à des croisières dans les îles..

25.07.2008

Hong Kong, ton univers impitoyable (2)

 

De nouveaux rebondissements dans la saga de l'été...

 

images[6].jpgTout se passait pour le mieux dans le meilleur des mondes dans le dynastie immobilière des Kwok. Walter, fils chéri de Mme Kwong était à la tête de l'empire de Sun Hung Kai properties. Puis, il y a dix ans, il a été enlevé et fut l'objet d'une rançon de 600 millions de Hong Kong dollars que Mme Kwong paya alors sans broncher.

 

Mais depuis, l'ambiance familiale n'est plus au beau fixe ; et l'ancien fiston chéri s'est fait éjecter avec pertes et fracas, pour que Maman - qui a toujours agit derrière le rideau - puisse prendre la tête de l'empire. Lors de la reception en son honneur, son deuxième fils, Thomas, était très présent... un passage de flambeau s'annonce t-il ? Le droit d'aînesse se verrait-il ainsi bafouer ?

 

Vivement la suite !

24.07.2008

Ma première Jonque

 

Après ces bonnes grosses journées de boulot, mon plan-jonque de la soirée, je ne l'ai pas volé !

 

Encore un truc très Hongkongais.

Déjà, lorsqu'on me parle de "Jonque", je ne sais pas vous, mais en ce qui me concerne, je pense à un voilier en bois qui glisse subtilement dans la Baie d'Along. En fait, ici, on entend par jonque un yacht quelconque (quelle snob!) qui a lui vocation à errer entre les différentes îles de la Baie de Hong Kong.

 

Ce qui est plutôt original, c'est qu'ici, la plupart des grosses sociétés possèdent leur propre jonque, en théorie pour sortir les clients, mais en pratique à l'usage de qui veut dans l'entreprise... Imaginez par exemple, Renault qui aurait son bateau mouche perso, et le salarié lambda qui demanderait à réserver le bateau pour le jeudi 24 juillet, afin que lui et ses amis profitent un peu du beau temps au fil de l'eau.

Et bien ce qui n'existe pas à Paris existe à Hong Kong, et c'est absolument dingue. Après une journée on ne peut plus routinière, c'est l'évasion assurée... Opération je déconnecte de la vie réelle activée.

 

23.07.2008

Free-frigo

 

IMGP6918.JPGAlors chez le printer, le principe, c'est salle de réunion avec chaque gentil membre en possession du document fétiche, et penché dessus pour corriger/vérifier/modifier des éléments. Ca va de la référence au texte de loi, à l'ajout de majuscules, et cela pendant toute la journée, et une partie de la nuit pour certains. Je suis encore rentrée tard, mais bon, en tant que stagiaire, j'ai le régime de faveur Cendrillon, car les autres, ils sont bons pour le trois heures du mat.

 

Cependant, chez le printer, ils ont un autre principe, génial celui-ci, pour éviter que tout le monde ne craque : le free-frigo, ou même mieux, l'open-bouffe.

Car le free-frigo, je connaissais, c'est déjà un concept en vigueur au cabinet.

Comment faire pour que les gens restent tard au boulot ? Eh bien il suffit de les nourrir ! Ainsi, j'ai découvert lors de mes premiers jours de stage la boîte à gâteaux magique : on peut manger autant de gâteaux que l'on veut, et quand on revient, elle est PLEINE. Oui, je sais c'est magique.

 

Et donc chez le printer, il y a le même concept, sauf qu'au lieu de trois biscuits, c'est une multide de snacks en tout genre qui s'offrent à nous : de la banale cacahuète au bol de nouilles instantanées, du bonbon indonésien à la racine de je ne sais pas quoi, au souflé de riz aux algues japonais, de la boîte de pringles au cône gervais, c'est de la folie. Au cours de mes longues, longues journées, j'ai pu notament tester le jus de canne à sucre/bambou, et c'est bien dégueulasse.

Mais le must, c'est le moment où chacun commande son petit-dej/dej/goûter/dîner (à croire qu'on ne fait que ça de notre journée : quand on ne mange pas, on commande à manger...), c'est le craquage général. "Tiens avec ma pizza, je prendrais bien un peu de kimchi coréen, de la soupe au poulet et puis un jus ananas-goyave."

22.07.2008

Chez le "printer"

 

Parfois, il arrive en stage d'être très occupé, parfois, non.

 

Lundi, j'ai cherché du boulot partout. Mais rien. Rien. Rien de rien, juste Facebook, le monde.fr et moi. Après avoir été très sollicitée ces deux dernières semaines, je commençais à me poser des questions : "Aurais-je fais une boulette laissant supposer une mise au placard évidente?"

 

En fait non, une des équipes de mon département finalisait un projet, l'autre était en attente d'informations complémentaires de la part du client pour avancer sur le dossier, donc pas grand chose à me déléguer, tout simplement.

Même mon avocate fétiche -qui a toujours habituellement deux ou trois déclarations administratives en chinois à me faire vérifier- n'avait rien pour moi. Je rentre dans son bureau pour lui demander un truc à faire, et là, elle me dit : "Viens voir, j'ai mis des photos de mon week-end à Singapour sur Facebook". Et là, je me suis dit que ma glande attitude n'était après tout pas si illégitime.

 

Mais voilà, aujourd'hui, j'ai compris ma douleur. A trop crier sur tous les toits ma bonne volonté, je pense que tout mon étage a eu pitié. "La pauvre petite, elle a pas fait 11h d'avion pour traîner sur internet, il faut à tout prix qu'on lui trouve de quoi s'occuper". Et mardi matin, une montagne (vraiment, du genre la pile de dossiers qui fait un mètre de haut) m'est tombée dessus.

Après avoir engloutie une salade rapidos (oui, c'est l'Occident mon building, je sais) devant mon ordi, je poursuis  tout l'après-midi mes nouvelles activités.

Entre temps dans la journée, on me parle du "printer", où s'est rendue une partie de l'équipe afin d'apporter à un document (de 400p) quelques corrections avant de l'éditer. Un peu déçue de ne pas être allée moi aussi là-bas (je pensais aller dans une vraie imprimerie avec grosses machines à rouleaux etc.), je continue ma besogne, et vers 20h, je me dis que peut-être je pourrais m'éclipser tranquilou. Eh bien non.

 

C'est là que N***, mon pote-collègue du début de mon stage (celui qui m'invite à des "competitive event") fait son come-back dans mon bureau "I'm going to the printer, you should come". Mais pourquoi voulait-il m'emmener à l'imprimerie à une heure pareille ??

En fait, le printer ressemble plus à une salle de réunion ultra moderne qu'à de vieilles presses à papier. J'arrive à 20h là-bas. C'était l'effervescence. Et eux aussi m'ont trouvé plein de boulot à faire... C'était ma première soirée "Welcome-to-Hong-Kong-bosse-jusqu'à-23h30-maintenant-que-tu-es-là". Ca ne sera visiblement pas la dernière...